Exposition “La mauvaise réputation” Geoffroy Mathieu – Marseille 2020

La mauvaise réputation" Geoffroy Mathieu

La mauvaise réputation Geoffroy Mathieu

Du 10 octobre au 28 novembre 2020 – Vernissage samedi 10 octobre à partir de 18h

www.zoème

La mauvaise réputation" Geoffroy MathieuLa mauvaise réputation est le dernier travail du photographe Geoffroy Mathieu. Depuis 2018 Geoffroy arpente les rives et le lit du ruisseau des Aygalades. Autrefois lieu de récréation et rafraichissement pour les marseillais (notamment sa cascade, actuellement en cours de restauration), le ruisseau est aujourd’hui impliqué dans le fonctionnement de la carrière de la société Lafarge, qui gère le vallon.

Le débit sortant en particulier est soumis aux aléas de ce fonctionnement. Pour la suite, la traversée presque constante de zones habitées apporte au cours d’eau de nombreux e uents polluants, à la fois domestiques et industriels. Dans les photographies de Geffroy Mathieu, éclatantes de couleur et d’une composition extrêmement précise, le ruisseau devient un motif de spéculation poétique autour de questions liées à l’écologie, l’aménagement du territoire, et l’espace public.
 
Geoffroy Mathieu a derrière lui une trajectoire déjà longue, qui comprend huit livres publiés, plusieurs expositions personnelles et collectives, et divers projets en cours. Pour élaborer ses différents travaux, il a souvent travaillé en collaboration avec des chercheurs en sciences humaines (notamment Baptiste Lanaspeze dans le cas de Marseille Ville Sauvage) et avec d’autres artistes (c’est le cas de Paysages usagés, réalisé avec le photographe Bertrand Sto eth, ou de la série La promenade du milieu, en collaboration avec Dalila Ladjal et Stéphane Brisset, du Collectif SAFI à Marseille).

La photographie de Geoffroy Mathieu, qui s’inscrit dans le courant de ce que l’on appelle la photographie documentaire, porte un intérêt particulier aux questions de l’aménagement des territoires, de l’urbanisme et de l’espace public, ainsi qu’à des questions liées à l’écologie. Son travail est traversé par une tension entre le documentaire et le poétique.
 
La mauvaise réputation, fait partie du projet Eaux d’artifice – vivre et rêver l’eau à partir de Marseille, porté par Zoème, Vidéodrome 2 et les éditions Wildproject dans le cadre de Les Parallèles du Sud (Manifesta 2020), qui constitue une invitation à s’éloigner des roches et du bâti pour penser la ville depuis l’altérité de ses eaux: puits, sources, ruisseaux, fleuves côtiers, canaux, littoral…

A l’heure où les villes restaurent leurs cours d’eau pour créer du lien social et des continuités écologiques, en contexte de réchauffement climatique et de recomposition des relations ville/nature, l’eau est à la fois un sujet politique majeur et un formidable levier onirique. Avec ses trois cours d’eau, son terroir irrigué, ses canaux, et sa bande littorale, Marseille est un laboratoire pour réinventer la ville à partir de l’eau.

Par un léger déplacement, et ouvrant notre projet à des propositions venues d’ailleurs en Europe puisque enjeux locaux et globaux se rejoignent, nous proposons d’esquisser une autre cartographie des lieux, d’explorer ses contrechamps écologiques et politiques. À la croisée entre l’art et les sciences, enquête, performance, conférence, exposition ou projection seront autant de manières de faire émerger des sensibilités et savoirs qui appréhendent la ville comme un organisme fluide et mouvant. Prochaines rencontres:

Zoème, 8 rue Vian 13006 Marseille