Exposition Galeria Aurea «L’oeil qui regarde le monde » – Montpellier

LOIC BONNEFONT Exposition Galeria Aurea «L'oeil qui regarde le monde » - Montpellier

Galeria Aurea «L’oeil qui regarde le monde »

Du 27 mai au 10 juin 2022 – Vernissage vendredi 27 Mai à 19h

Cet oeil regardant le monde a dû faire un trou dans le papier qui l’empêchait de « voir » l’autre côté. À travers ce trou, il voit la réalité cachée, cette approche lui permet de « voir » la manipulation de la réalité par un système qui provoque La Doctrine Du Choc (« The Shock Doctrine ») qui, au nom de la pandémie et des guerres, sacrifie des millions de vies humaines en profitant de l’effet de la peur, en transmettant le message que « nous sommes vulnérables » pour ensuite implanter des économies libérales qui seront passivement consenties par la société.

Déjà Publius Terentius (185 BC) disait « Homo sum, humani nihil a me alienum puto » (je suis un homme et rien d’humain ne m’est étranger).

Chaque oeuvre de cette exposition est le regard d’un oeil qui voit en profondeur le scénario du monde que nous habitons, entre réalité et illusion…

Que propose cette exposition avec un thème qui montre la dure réalité dans laquelle nous vivons ? 3

 L’art que cette exposition nous propose est un art d’avant-garde, pas une tendance ou une mode, puisqu’il nous parle de nos vies. C’est pourquoi les artistes ne peuvent appréhender la création artistique en dehors de leur vie et de la nôtre.

Chaque oeuvre nous amène à la réflexion, représente notre temps et fondamentalement c’est un réveil de la conscience sociale, pour éveiller l’essence de ce que nous sommes.

L’histoire de l’art est dans un parallélisme permanent avec l’histoire de l’humanité.

Aujourd’hui, nous pouvons nous rappeler que dans les musées les plus importants du monde, de nombreuses oeuvres d’art sont des témoignages de la vie de chaque époque et des épisodes les plus importants qui ont été imprimés dans notre mémoire historique.

Alejandra Osado a été une référence du « réalisme virtuel », une artiste révélant une approche psycho-philosophique qui définit la réalité comme un reflet dans un miroir projeté sur les différents espaces du monde. Alors que la réalité virtuelle est manipulée par l’écran, utilisé pour déformer cette réalité, parfois cachant et déformant le vrai sens des événements.

À travers ce même oeil, les artistes de cette exposition nous livrent leur vision du monde.

Fernando Halcón, comme Jérôme Bosch lui-même, rassemble les personnages typiques de la société moderne, et avec un esprit éthique, l’artiste recrée des scénarios surréalistes de la réalité actuelle.

Dans son travail, l’artiste fait un constat sarcastique, des êtres étranges interviennent, des personnages aux caractéristiques iconographiques spéciales dévoilent un message ironique, qui contient une pensée critique du système social contemporain.

L’oeuvre est créée avec un langage graphique riche, utilisant l’encre, la peinture et le collage.

Son travail nous rapproche de la compréhension du scénario de nos vies, mais de manière ironique et amusante.

Loïc Bonnefont est un artiste à haute capacité technique, expert en composition, il utilise la perspective de Dürer comme personne d’autre aujourd’hui, avec projection des espaces intrinsèques à l’objet.

L’harmonie dans l’oeuvre d’art est assurée.

Loïc est un enseignant qui réunit les deux colonnes fondamentales pour être un artiste exemplaire.

Le premier : La maîtrise du métier, un dessin qui contient de la force, une peinture qui accompagne la perspective de la couleur et la capacité à gérer l’espace.

La seconde : La créativité qui part de son talent et qui, avec ce qui précède, fait que les objets présentés dans l’oeuvre ont un mouvement dans une relation dialectique.

Loïc est un visionnaire de l’espace et bien qu’avec un style et une imagination différents du tchèque Ludek Peset qui croyait que ses oeuvres étaient les siennes, de la même manière notre artiste quitte la terre en recréant des paysages dans l’espace.

La poésie transite dans son imaginaire, exaltant l’amour humain uni à la mère nature.

Alessandro Pumo : Le premier impact des oeuvres de l’artiste Alessandro Pumo est inévitablement sa démarche picturale. On ne peut s’empêcher de l’associer au célèbre peintre norvégien Edvard Munch.

L’artiste a son propre message, il exprime son admiration pour les personnages de la ville, dans des décors de nuit ou de jour, entre ombres et lumières. Créateur de scénarios romantiques et poétiques, il y a dans son travail un rapport humain avec les immeubles et les rues de la ville, entre le quotidien et la bohème.

Alessandro Pumo est un artiste qui exprime la vitalité dans son travail, ses couleurs saturées et ses lignes noires sont typiques de l’expressionnisme allemand d’Ernst Ludwig Kirchner.

Llui Carbó, artiste qui a fait le saut de la figuration à l’art abstrait.

Une partie du besoin de « liberté de créer » a transformé l’art figuratif en art abstrait. L’enjeu d’un tel changement ne lui a pas fait perdre sa technique, son harmonie des couleurs est présente et avec elle la sensibilité spontanée de Llui

Ainsi, au même sens que le Tchèque Frantisek Kupka, pionnier de l’art abstrait au début du XXe siècle, il propose de trouver la vérité sans la représentation de l’objet, en recourant à la perception qui l’incite à créer librement.

Compte tenu des événements sociaux qui se sont produits, l’artiste part du « monde sensible » pour faire le chemin de l’expérimentation qui a ses origines dans la philosophie de la théorie de « l’empirisme » – adoptée par les artisans et les peintres dans l’antiquité classique – dont les fondations consistaient en le développement de leur propre expérience de la connaissance. Ses fondateurs étaient le britannique David Hume et son collègue George Berkeley.

Conclusion :

Je termine par une phrase du philosophe français Jacques Rancière « Nous avons besoin d’avoir une pensée émancipée, car personne ne peut nous apprendre à penser s’il ne le fait pas lui-même. Le mieux, c’est que deux personnes puissent se comprendre et se trouver en nous-mêmes ».

L’oeil qui regarde le monde…

Insolentia, 18 rue Durand, 34000 Montpellier

De 11h à 13h et de 16h à 20h et sur rendez-vous au 06 70 15 83 41

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