Exposition collective France Électronique | École des Beaux Arts Toulouse

France Électronique

Du 21 septembre au 21 octobre  2018 – Ouverture vendredi 21 septembre 18 h – 00 h

http://www.lesabattoirs.org

www.isdat.fr

France ÉlectroniqueL’agence du doute, Grégory Chatonsky, Cindy Coutant, Arnaud Dezoteux, Nicolas Garait-Leavenworth, Lauren Huret, Charlie Malgat, Samir Mougas.

France Électronique s’intéresse à l’imaginaire électronique dans les arts visuels en France, en juxtaposant deux périodes (1977-1989/ aujourd’hui).

Que l’on pense à certains génériques TV si souvent vus et pourtant disparus de nos radars mentaux, ou à un ensemble de productions musicales qui ne s’inscrivent pas dans l’histoire dominante de la culture populaire, on arrive à l’idée d’une spécificité française dans le rapport à cette culture électronique. Celle de Vasarely collaborant avec IBM pour développer un synthétiseur à images abstraites ou de Nicolas Schöffer s’inspirant de la cybernétique pour repenser l’art et la ville.

La recherche sur cette culture électronique est une immersion dans une France obsédée par le progrès technique, et où se développe une culture synthétique qui traverse aussi bien la musique, le design que les technologies qu’on désignait alors sous le terme de « télématique ». Les années 1980, qui voient se développer les réseaux, l’animation 3D, l’image de synthèse, la musique des ordinateurs, sont un grand moment futuriste dans l’histoire de la culture.

France Électronique est une exposition double construite autour de la juxtaposition de deux périodes. « Les années synthèse » (1977-1989) réunit des œuvres qui relèvent de la création assistée par ordinateur ainsi qu’un ensemble de documents audio-visuels rendant compte de la diffusion des idéaux technologiques. « L’imagination artificielle » (aujourd’hui) présente des productions réalisées spécifiquement pour l’exposition qui s’intéresse à ce que les machines font à l’imagination et témoignent de la disparition de la distinction entre les arts numériques et les arts visuels chez les artistes aujourd’hui.

Avec la collaboration de l’Institut National de l’Audiovisuel.

commissaire Jill Gasparina

Visuel © Alexander Kluge, extrait de Der mit den Bildern tanztAlexander Kluge, Le Frêle Bruit de la Révolution

Écrivain, cinéaste et philosophe, Alexander Kluge est actif depuis plus de cinquante ans et fait désormais partie des « monstres sacrés » : il fut proche du philosophe Theodor W. Adorno, il a tenu un rôle central dans l’histoire du Nouveau Cinéma allemand, il a reçu un Lion d’or à la Mostra de Venise pour son second long-métrage ainsi que le prestigieux prix Georg-Büchner pour son œuvre littéraire et il dirige aujourd’hui une audacieuse société de production audiovisuelle.

Pour présenter ce travail abondant et varié, le Printemps de septembre propose une exposition disséminée dans la ville, telle une constellation avec pour point d’ancrage la projection au Goethe-Institut de son premier court-métrage Brutalität in Stein (Brutalité en pierre, 1961). Ce film, où Kluge donne à voir la manière dont le passé nazi survit dans ses ruines, contient déjà le programme de son œuvre : un cinéma engagé qui met en question l’historiographie dominante.

Alexander Kluge imagine aussi une série de courts montages inédits en écho au titre de l’édition 2018 du festival Fracas et Frêles Bruits. Retrouvez dans divers lieux de la ville (au CIAM — La Fabrique, à la Cinémathèque de Toulouse, au Goethe-Institut, à l’isdaT et à la Médiathèque José-Cabanis) des ponctuations vidéo qui manifestent la variété des centres d’intérêt de l’artiste, de la musique à la littérature en passant par l’histoire de la pensée.

l’artiste

D’abord élève du philosophe Theodor Adorno et juriste, Alexander Kluge a été l’assistant de Fritz Lang sur son film, Le Tombeau hindou, puis a commencé en 1961 sa carrière de cinéaste. Signataire du manifeste d’Oberhausen qui marque le nouveau cinéma allemand, il en devient le principal défenseur auprès des pouvoirs publics afin de favoriser les aides à la création d’œuvres peu appréciées de l’industrie du divertissement. Il a réalisé de nombreux documentaires, courts et longs-métrages et s’est également imposé comme l’un des principaux écrivains de fiction et de critique sociale allemands de la fin du XXe siècle.

Alexander Kluge a reçu le prix Theodor W. Adorno en 2009 et le prix Heinrich Heine en 2014. Pour l’ensemble de son œuvre, il a reçu le prix Georg Büchner en 2003 et le Grimme Award en 2010. Le tome 2 de son ouvrage Chroniques des sentiments sort chez P.O.L en septembre 2018. Né en 1932 à Halberstadt, il vit et travaille en Allemagne.

Institut supérieur des arts de Toulouse, isdaT beaux-arts 5 quai de la daurade, Toulouse
Entrée libre  du mercredi au samedi de 13h à 18h

Vous aimerez aussi...