Exposition “Collection des Archipels” | Carré d’art de Nîmes

Collection des Archipels & « Un désir d’archéologie »

réouverture le 12 avril 2018

http://carreartmusee.com/fr

SUZANNE TREISTER HFT / Botanical Prints, Rang 3 Microsoft, 2016La collection d’un musée est telle un archipel dont les oeuvres qui la constituent sont autant de composantes.
Le pluriel de cette notion (titre de la philosophie de cet accrochage) s’impose au catalogue de Carré d’Art eu égard à sa richesse et à sa diversité. 22 artistes incarnent ici ces « îles » précieuses où nous abordons avec cette curiosité que la découverte exalte, et que suscitent les nouvelles proximités proposées.
La multiplicité des inspirations et des techniques nous confirme dans le sentiment de richesse que présente le fonds nîmois, les oeuvres les plus récemment réalisées ou reprises dialoguant avec les « classiques » du musée.
En cette période d’ouverture de celui de la Romanité – Carré d’Art constituant avec la Maison Carrée, une étape majeure sur l’Axe latin nîmois –, on appréciera tout particulièrement les cadragesphotos de Christian MILOVANOFF dont la proximité intellectuelle avec le patrimoine de la Rome française prouve combien le regard contemporain révèle et renouvelle l’âme des siècles antérieurs.
Dans le temps, comme dans l’espace, les archipels s’imposent. Ils sont relais de création, à l’infini.

Accrochage 2018 de la collection

Une collection c’est un ensemble d’œuvres singulières mais qui sont liées entre elles de multiples façons. Faire des choix dans une collection c’est donc à chaque fois rendre visible ces singularités et ces correspondances. 

OMER FAST Continuity, 2012La pensée archipélique convient à l’allure de nos mondes. Elle en emprunte l’ambigu, le fragile, le dérivé. Elle consent à la pratique du détour, qui n’est pas fuite ni renoncement. […] Nous nous apercevons de ce qu’il y avait de continental, d’épais et qui pesait sur nous, dans les somptueuses pensées de système qui jusqu’à ce jour ont régi l’Histoire des humanités, et qui ne sont plus adéquates à nos éclatements, à nos histoires ni à nos non moins somptueuses errances. La pensée de l’archipel, des archipels, nous ouvre ces mers. *

Parmi les parcours possibles, en écho à l’exposition Un désir d’archéologie une relecture de certaines œuvres peut se dessiner autour des notions de traces, de ruines, de fragilité avec les œuvres de Giuseppe Penone, Gabriel Orozco ou Jean-Luc Moulène. L’œuvre de Danh Vo We the People constituée de fragments de la statue de la liberté, si elle est ruine, est aussi LAWRENCE ABU HAMDAN Conflicted Phonemes, 2012l’image parfaite d’un archipel se déployant au gré des expositions dans le Tout Monde cher à Edouard Glissant.

L’accrochage permet de découvrir des acquisitions ou dépôts récents d’Omer Fast, Lawrence Abu Hamdam, Suzanne Lafont, Patrick Saytour ou de Suzanne Treister.

* Edouard Glissant – Traité du tout monde

 

Carré d’art de Nîmes Place de la Maison Carrée. 30000 Nîmes. Téléphone : 04 66 76 35 70. http://carreartmusee.com/
Ouvert du mardi au dimanche inclus de 10h à 18h

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