Exposition “Au-delà des apparences” – Toulouse

L’exposition rassemble des artistes africaines qui partagent des interrogations sur la transmission dans les sociétés contemporaines qui, au-delà de l'Afrique, trouvent des résonnances en France et dans le reste du monde. La connaissance instantanée et le savoir-faire technologique sont deux forces qui ont changé radicalement ce qu’est de vivre et d’exister aujourd’hui. Les conséquences de ces phénomènes se sont accélérés depuis la création de l’Internet en 1989. Comme l’a dit l’écrivain anglais, d’origine bangladaise, Shumon Basar : ”la réalité que nous habitons est plus avancée que notre façon de la décrire”. La rapidité des changements semble désormais dépasser notre capacité à les intégrer et à comprendre leurs implications, et l’année 2020 en est le parfait exemple en ayant mis en évidence notre enchevêtrement planétaire. Dans les conditions propres au 21e siècle, les frontières se transforment, deviennent des notions ambiguës et fluides. Par exemple, nous pourrions vivre désormais depuis le système d’exploitation de nos téléphones portables, en triant nos contacts étroits et en calculant notre possible exposition au virus. Au nom de la réduction des risques, les systèmes mondiaux de suivi et de surveillance privilégient inévitablement le mouvement des uns, au détriment des autres. Or, à l’Anthropocène, en pleine crise écologique, la survie de l’humanité dépend de notre capacité à partager le monde. À l’heure où la liberté de circulation à travers le monde est restreinte, qu’est-ce que la voix de l’artiste peut apporter à la compréhension de ce que nous vivons, à cet enchevêtrement ? Cette exposition est une réflexion sur la notion d’oralité augmentée : quel rôle l’oralité a-t-elle joué hier, joue-t-elle aujourd’hui et jouera-t-elle demain ? Comment échangeons-nous et transmettons-nous nos connaissances, nos pensées, nos souvenirs dans un monde transformé ? Comment inverser et dépasser les stéréotypes tout en conservant nos héritages et en créant de nouveau ? Quel est le pouvoir de la fiction dans les récits actuels ? Comment créer des vocabulaires qui soient de notre temps et pour notre temps ? Si nous nous penchons sur la paternité des œuvres et sur l’écriture de l’histoire, et si nous creusons sous la surface, allons-nous élargir notre notion d’archives, trouver de l’espoir et comprendre que nous sommes tous des bibliothèques et des conteurs ? L’exposition rassemble des artistes femmes africaines qui partagent des interrogations sur les modes d’échanges et les technologies de la transmission dans les sociétés contemporaines qui, au-delà de l’Afrique, trouvent des résonnances en France et dans le reste du monde, particulièrement aujourd’hui. Le point de départ poétique de l’exposition sont les mots du cinéaste sénégalais Djibril Diop Mambéty (1945-1998) interviewé dans La grammaire de grand’mère par le réalisateur camerounais Jean-Pierre Bekolo. Il nous rappelle que les choses existent ”au-delà des apparences”, que le pouvoir du récit réside dans le fait de les dépasser et d’imaginer un autre type de monde. Ainsi, s’il nous arrive de commencer une histoire par ”il était une fois”, et si la prochaine fois l’histoire commençait par ”il sera une fois” ? Avec les œuvres de : Meriem Bennani Contemporary And (C&) (Julia Grosse et Yvette Mutumba) Amira Hanafi Nicène Kossentini Betelhem Makonnen Bhavisha Panchia Fatimah Tuggar Emma Wolukau-Wanambwa Commissariat : Missla Libsekal (Éthiopie/Canada) et Annabelle Ténèze, Directrice des Abattoirs

Au-delà des apparences, Il était une fois, il sera une fois

Du 19 mai au 29 août 2021

L’exposition rassemble des artistes africaines qui partagent des interrogations sur la transmission dans les sociétés contemporaines qui, au-delà de l’Afrique, trouvent des résonnances en France et dans le reste du monde.
La connaissance instantanée et le savoir-faire technologique sont deux forces qui ont changé radicalement ce qu’est de vivre et d’exister aujourd’hui.
Les conséquences de ces phénomènes se sont accélérés depuis la création de l’Internet en 1989. Comme l’a dit l’écrivain anglais, d’origine bangladaise, Shumon Basar : ”la réalité que nous habitons est plus avancée que notre façon de la décrire”. La rapidité des changements semble désormais dépasser notre capacité à les intégrer et à comprendre leurs implications, et l’année 2020 en est le parfait exemple en ayant mis en évidence notre enchevêtrement planétaire.

Dans les conditions propres au 21e siècle, les frontières se transforment, deviennent des notions ambiguës et fluides. Par exemple, nous pourrions vivre désormais depuis le système d’exploitation de nos téléphones portables, en triant nos contacts étroits et en calculant notre possible exposition au virus. Au nom de la réduction des risques, les systèmes mondiaux de suivi et de surveillance privilégient inévitablement le mouvement des uns, au détriment des autres. Or, à l’Anthropocène, en pleine crise écologique, la survie de l’humanité dépend de notre capacité à partager le monde. À l’heure où la liberté de circulation à travers le monde est restreinte, qu’est-ce que la voix de l’artiste peut apporter à la compréhension de ce que nous vivons, à cet enchevêtrement ?

Cette exposition est une réflexion sur la notion d’oralité augmentée : quel rôle l’oralité a-t-elle joué hier, joue-t-elle aujourd’hui et jouera-t-elle demain ? Comment échangeons-nous et transmettons-nous nos connaissances, nos pensées, nos souvenirs dans un monde transformé ? Comment inverser et dépasser les stéréotypes tout en conservant nos héritages et en créant de nouveau ? Quel est le pouvoir de la fiction dans les récits actuels ? Comment créer des vocabulaires qui soient de notre temps et pour notre temps ? Si nous nous penchons sur la paternité des œuvres et sur l’écriture de l’histoire, et si nous creusons sous la surface, allons-nous élargir notre notion d’archives, trouver de l’espoir et comprendre que nous sommes tous des bibliothèques et des conteurs ?

L’exposition rassemble des artistes femmes africaines qui partagent des interrogations sur les modes d’échanges et les technologies de la transmission dans les sociétés contemporaines qui, au-delà de l’Afrique, trouvent des résonnances en France et dans le reste du monde, particulièrement aujourd’hui. Le point de départ poétique de l’exposition sont les mots du cinéaste sénégalais Djibril Diop Mambéty (1945-1998) interviewé dans La grammaire de grand’mère par le réalisateur camerounais Jean-Pierre Bekolo. Il nous rappelle que les choses existent ”au-delà des apparences”, que le pouvoir du récit réside dans le fait de les dépasser et d’imaginer un autre type de monde. Ainsi, s’il nous arrive de commencer une histoire par ”il était une fois”, et si la prochaine fois l’histoire commençait par ”il sera une fois” ?

Avec les œuvres de :
Meriem Bennani
Contemporary And (C&) (Julia Grosse et Yvette Mutumba)
Amira Hanafi
Nicène Kossentini
Betelhem Makonnen
Bhavisha Panchia
Fatimah Tuggar
Emma Wolukau-Wanambwa

Commissariat : Missla Libsekal (Éthiopie/Canada) et Annabelle Ténèze, Directrice des Abattoirs

les Abattoirs, 76 allées Charles-de-Fitte 31300 Toulouse . Tél : 05 34 51 10 60 (accueil musée).

Du mercredi au vendredi 10h-18h, samedi et dimanche 11h-19h. Nocturnes jusqu’à 20h les jeudis