Exposition ABSALON ABSALON, CHIARA CAMONI, KENGNÉ TÉGUIA – Bordeaux

CHIARA CAMONI Deux sœurs Exposition ABSALON ABSALON, CHIARA CAMONI, KENGNÉ TÉGUIA - Bordeaux

ABSALON ABSALON, CHIARA CAMONI, KENGNÉ TÉGUIA

Du 24 juin au 2 janvier 2022 – Vernissage  jeudi 24 juin à 19h 

ABSALON ABSALON

Avec : Absalon, Alain Buffard, Dora García, Robert Gober, Felix Gonzalez-Torres, Marie-Ange Guilleminot, Mona Hatoum, Laura Lamiel, Myriam Mihindou 

Absalon Absalon est une exposition collective qui prend comme point de départ l’œuvre précocement interrompue de l’artiste franco-israélien Absalon (1964-1993) pour en proposer une nouvelle lecture, à travers des extensions formelles et conceptuelles communes avec certain·e·s artistes de sa génération.

Connue pour ses Cellules, des constructions architecturales géométriques d’un blanc immaculé, que l’artiste avait conçues et construites pour les habiter, sa pratique a souvent été considérée à l’aune d’une généalogie des avant-gardes, continuation d’une abstraction radicale, générique et idéalisée, déconnectée des contingences du monde.

A partir d’une vaste sélection de ses dessins, maquettes, sculptures, plans et prototypes, elle entend d’abord montrer comment l’œuvre d’Absalon s’articule autour d’un seul et unique programme, dont la trajectoire linéaire devait aboutir à un projet personnel de vie, qui dépasserait le territoire de l’art. Dès lors, sous son minimalisme de surface, perce une multitude de questions sociales, affectives et psychologiques, qui toutes concernent l’émancipation d’un corps physique par rapport au corps social. Au sein des Cellules, il est moins question de claustrophobie ou de retranchement que de la construction d’un espace mental et physique à l’échelle un, préservé mais connecté.

Un bio-dispositif parasite qui fonctionne comme un lieu autonome de vie, mais aussi de guérison, de soin ou de résurrection dans un monde considéré par l’artiste comme un ensemble d’assignations et de déterminations dont son œuvre doit lui permettre de s’affranchir.

En regard de la présentation de cette utopie concrète, un choix précis de travaux de huit artistes (Alain Buffard, Dora García, Robert Gober, Felix González-Torres, Marie-Ange Guilleminot, Mona Hatoum, Laura Lamiel, Myriam Mihindou) crée des perspectives multiples, qui sont autant de courroies de transmission vers des questions culturelles, identitaires, poétiques, spirituelles ou sentimentales. Elle place rétrospectivement la carrière fulgurante d’Absalon dans un réseau de résonances dissidentes dont les échos s’entendent encore aujourd’hui.

Commissaires : Guillaume Désanges et François Piron

CHIARA CAMONI, Deux sœurs

Le travail de Chiara Camoni, qui comprend dessins, sculptures, vidéos et installations, prend forme dans l’espace domestique et émane le plus souvent d’expériences collectives.

L’exposition au Capc revient sur quinze ans de carrière de l’artiste et propose une plongée dans un travail collégial et « situé » (Haraway). Elle se déploie en miroir dans les galeries du rez-de-chaussée de l’espace du musée, et recompose un intérieur privé, jouant des usages généralement assignés aux différentes pièces d’une maison (les chambres, le salon, la cuisine, l’atelier ou le bureau, etc.). À chacune de ces fonctions répondent des œuvres – parmi lesquelles des impressions végétales sur soie formant une tente, un sol de dalles en terre cuite aux motifs kaléidoscopiques ou encore une sculpture faite de céramique et de bougies qui se consument – lesquelles s’organisent en paires se faisant écho de part et d’autre des deux ailes de l’espace d’exposition. Elles se jouent du temps, de son passage et de la manière dont il transforme également l’appropriation que l’on peut faire de chacun de ces espaces selon l’heure de la journée.

L’exposition de Chiara Camoni offre une traversée dans une pratique qui sublime le quotidien et la répétition, un art organique et producteur de formes qui se renouvellent chaque matin, habitent chaque moment de la journée et se mettent en veille à la nuit tombée.

KENGNÉ TÉGUIA
BADABOUM (error system)

Dans le prolongement de son invitation en résidence au Capc, Kengné Téguia présente BADABOUM (error system), sa première exposition personnelle en France. À partir d’une nouvelle série d’œuvres sonores, Kengné Téguia raconte le récit d’un fantôme présent dans le bâtiment du Capc. Se référant au cinéma d’horreur et aux thrillers, la présence spectrale communique en utilisant la LSF (Langue des Signes Française), le chant, les technologies sonores, analogiques et numériques.

En relation à sa pratique expérimentale, un écosystème complexe réfléchi par l’artiste se déploie hors des murs du Capc, notamment dans l’espace virtuel grâce à la création d’un site internet.

L’artiste vous présente son projet à travers une bande annonce, cliquez-ici

CAPC, Entrepôt Lainé. 7 rue Ferrère, 33000 Bordeaux