Exposition 14 – centenaire-armistice- 18 | Centre culturel Bellegarde

14 – centenaire-armistice- 18 

Du 7 novembre au 24 novembre 2018 – Vernissage  jeudi 8 novembre a 18h30

14 - centenaire-armistice- 18 Pour commémorer le centenaire de l’armistice du 11 novembre 1918 , le centre culturel Bellegarde convoque les images enregistrées pendant la guerre au travers d’une manifestation culturelle et cinématographique. C’est aussi une date importante dans l’histoire des images, le concept d’image d’archive est né il y a 100ans.
Inspirés par le travail des artistes italiens A. Ricci Lucchi etY. Gianikian, qui ont réalisé le film Oh! Uomo à partir d’images d’archives de la Première guerre, au cœur des œuvres présentées et en hommage au poète soldat Guillaume Apollinaire, nous présentons une grande fresque cinématographique réalisée collectivement lors de workshops organisés spécialement pour ce travail de mémoire.
Cette création est composées d’images d’archives de la première guerre, retravaillées collectivement, avec les outils numériques d’aujourd’hui.

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Oh! Uomo
Cinéma installation

Yervant Gianikian et Angela Ricci Lucchi

Ce film que les artistes italien Yervant Gianikian et Angela Ricci Lucchi on conçu a son origine pour être présenté dans une salle de cinéma classique, nous est présenté sous la forme d’une grande installation audiovisuel. 
Archéologie poétique d’images d’archives, ce film interroge la capacité des images à fabriquer l’histoire. A travers cette représentation des conséquences de la violence de l’homme au sortir de la guerre, les réalisateurs entreprennent de mettre à jour les origines du totalitarisme et la souffrance individuelle. En cataloguant le corps blessé et les recompositions artificielles du corps humain, ils cherchent à comprendre cette humanité qui oublie et répète les horreurs de la guerre. 
Le titre Oh ! Uomo s’inspire d’une phrase de Léonard de Vinci : « Que penses-tu, homme, de ton espèce ?… Sont-ce choses à être faites par les hommes ? » 

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Aller-retour
Installation Vidéo

Création collective réalisée dans le cadre du workshop de Jean Luc Aribaud 
Un récit inédit et de nouvelles images, composés à partir de documents et d’images d’archives, selon le principe de la rephotographie : deux photographies, prises sous le même angle mais à des années d’intervalle, que le temps et sa part d’histoire séparent. Ces images dialoguent entre-elles par l’intermédiaire de procédés variés – surimpressions, colorisations, transparences, décalages – accompagnées de textes et d’un environnement sonore.
Création sonore François Labaye

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Les Colles de Guerres
Rétrospective René Apallec (1898 – 1968)
Chirurgien Plasticien sur le papier

Cette exposition présente une sélection de collages inédits issus de collections privées (Collage Museum of San Francisco – USA, Royal Albert Museum and Art Gallery – GB, collections personnelles … ) réunies spécialement dans cette rétrospective dédiée à l’énigmatique René Apallec.
De ses premiers collages de propagande anti prussiens (on suppose vers 1914), à sa série pacifiste « Gueules Cassées » (vers 1920), René Apallec réalise une grande partie de son oeuvre dans le secret refusant d’exposer ses collages et tout particulièrement la série « Gueules Cassées » la considérant comme politiquement incorrecte…
« Le résultat est aussi monstrueux que la guerre, et aussi étrange qu’un coucher de soleil sur un champ de bataille. » Hey Magazine n°18
Probablement né dans la dernière décennie du XIXe siècle, à Bolbec dans le Pays de Caux (76), ce n’est qu’en 2007 que l’on découvre plusieurs centaines de collages dans un grenier du centre-ville de Toulouse.
Depuis la réapparition de ses oeuvres, les spécialistes de Max Ernst supposent qu’ils se sont côtoyés à Paris dans les années 1920, faisant de René Apallec, injustement ignoré de son époque, une influence indéniable sur le maître allemand.
Chirurgien Plasticien sur le papier ?
Avec un geste physique délibéré, mais une précision chirurgicale, René Apallec découpe les portraits de généraux dont il extraits l’original de magazines d’époques. Il réassemble les visages avec de délicates sutures pour révéler de nouveaux portraits déformés de ces mêmes généraux, réinterprétant efficacement le visage de la guerre.
En remodelant ces images héroïques, il ravive la mémoire et la réalité obsédante des conséquences des actions de ces hommes.

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Il fait très froid…mon feu chante…j’ai honte !…
Damien Aspe
Installation 

Puisant son inspiration dans les deux ans de correspondance journalière de son arrière-grand-père durant la 1er guerre mondiale, Damien Aspe présente une installation relatant l’atrocité de cette guerre et les répercussions sur notre monde contemporain.
Ayant eu la chance de connaître son arrière-grand-père de son vivant, l’artiste fait partie de la dernière génération ayant eu un témoignage direct de la Grande Guerre. 
Damien Aspe tente de retranscrire l’horreur de la vie dans les tranchées en s’intéressant plus particulièrement à un poème écrit par son aïeul suite à la mort de deux de ses camarades aux combats.
Par des allers-retours historiques sur un siècle, l’artiste constate que l’histoire se répète inlassablement, et cherche à nous démontrer l’importance du devoir de mémoire.

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Tranchée
Cyrill Hatt
Installation photo
Du 8 au 24 novembre
Les installations photographiques de Cyril Hatt, sont non pas des reconstitutions mais des fantômes. Creux, vides, hâtivement collés avec les moyens du bord, ce sont à plus d’un titre, des illusions. Illusion de l’image, illusion du relief, tentation illusoire de posséder le corps et l‘âme de l’image. Avec des moyens techniques sommaires (un appareil photo numérique, une imprimante basique, du papier de consommation courante) et une patience à toute épreuve, il reconstitue, souvent dans l’à peu prés causé par le calage des images, ce qui est tombé devant son objectif.
Texte de Francois Bazzoli

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Si je mourrais là-bas…
Poème cinématographique

Ces installations présentent différentes séquences cinématographiques réalisées collectivement lors des workshops de Caroline Pandelé et René Apallec . Issues de la réappropriation de photographies et d’images d’archives retravaillées en digital, ces visuel sont ensuite traitées par un vidéaste qui conjugue la mémoire des images et l’imaginaire collective .
Comme les strophes d’un poème, elles sont proposées au regard, sur différents supports. 
« Si je mourais là-bas… » poème de Guillaume Apollinaire
Création vidéo : Marcos Riesco
Création sonore : Madjid Hocine

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Strophe I
Mapping vidéo 
Le mercredi 7 novembre de 18h30 à 21h00
Monument aux morts François Verdier
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Strophe II
Projection vidéo
Du 9 au 11 novembre
Façade du Capitole
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Strophe III
Mapping sur maquette
Installation vidéo 
Ce mapping prolonge l’hommage rendu le 7 novembre au Monuments aux morts de François Verdier sur une sculpture en impression 3D qui reprend les formes de ce monument.
Sculpture 3D Xano Martinez, vidéo Marcos Riesco, musique Madjid Hocine
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Strophe IV
Installation audiovisuelle
Fragments audiovisuels de Poèmes à Lou de Guillaume Apollinaire
Alors que l’Europe est déchirée par la guerre, Apollinaire cherche ce qui unit plutôt que ce qui divise. Ancré dans la première guerre mondiale, ses poèmes conjurent la violence par un unanimisme puissant appelant à une fraternité universelle. Au moyen d’enregistrements de personnes filmées au hasard de leurs lieux de vie ou de travail, cette installation-chorale décalée, évoque ce pouvoir transformateur de la poésie qui invente le réel plus qu’il ne l’imite.

https://www.facebook.com/centrebellegarde
Centre culturel Bellegarde 17, rue Bellegarde, 31000 Toulouse  Tél : 05.62.27.44.88

Du lundi au vendredi : de 9h à 12h30 et de 13h30 à 18h. Samedi : de 10h à 13h

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