Exposition “1, 2, 3…VIVA L’ALGERIE” Frédéric Scheiber | Centre Culturel des Mazades – Toulouse

Du 29 mars au 28 avril – Vernissage jeudi 20 avril à 18h30 en présence de l’artiste

qui discutera avec le public  de sa démarche artistique, du projet 1,2,3 viva l’Algérie et de son métier de photographe-reporter.https://frederic-scheiber.com/

1, 2, 3…VIVA L’ALGERIE
C’est un road movie, c’est une histoire d’amitié, c’est une découverte, ce sont des rencontres. C’est un parcours de plusieurs milliers de kilomètres en Algérie, un pays cinq fois grand comme la France. C’est une exposition en noir et blanc où s’articulent des images panoramiques de paysages algériens rythmés par des scènes de vie et des portraits en format carré.
Depuis Alger, en suivant la RN1 appelée aussi Transsaharienne apparaît le Mzab et la ville de Ghardaïa, classée au patrimoine mondial de l’Unesco, une plongée dans l’univers Mozabite.
Pour rejoindre la ville de Tamanrasset et traverser le Sahara, il faudra rouler 1400 kilomètres, ponctués de dunes et de formations rocheuses.
Avec les évènements terroristes, la région est devenue moins sûre et les autorités sont sur le qui-vive.
Depuis 2010, Tamanrasset, jadis prisée des tours opérateurs est désormais très réglementée vis-à-vis des touristes occidentaux ; des escortes militaires sont nécessaires pour se déplacer dans certaines zones touristiques. En remontant par le nord-est, et après des centaines de kilomètres de déserts bordés de gisements de pétrole, le massif des Aurés surgit près de la ville de Biskra, la capitale de la datte.
En reprenant la route pour rejoindre le littoral, vision de la magnifique Kabylie, avec ses montagnes et son bord de mer, une région sauvage et authentique.
D’Alger, la capitale, en passant par Tipaza, Ghardaïa, Tamanrasset, Biskra, Guelma, Béjaïa ; 30 images extraites d’un carnet de route dans l’Algérie de 2016.

C’est une espèce en voie de disparition…
Frédéric Scheiber est un reporter-photographe. Un vrai. Le genre de type qui est capable de tout lâcher pour faire des photos, et partir comme ça, sans crier gare, à l’autre bout du monde avec un canif, une paire de lunettes noires, un peu de monnaie, une carte routière et tout le matériel nécessaire. D’ailleurs, il dort avec son appareil. Pas parce qu’il l’aime, mais parce que durant la nuit, sait-on jamais,
ça pourrait toujours lui servir…
Quand il décolle vers l’Algérie, on sait qu’il reviendra avec les poches trouées, mais pas avec les mains vides. Parce que déjà, il prend le temps de savourer un voyage, ensuite il n’hésite pas à se fondre totalement dans le paysage pour pouvoir le sublimer. Tous les gens qu’il croise paraissent terriblement attachants. Tout comme les scènes de vie quotidienne, affreusement banales mais qui au travers de son regard prennent une dimension extraordinaire. Sans oublier, sa tendance à faire du noir et blanc pour donner une impression d’éternité à ces images qu’il dompte, capture, façonne.
Pour cette expo « 1,2, 3, Viva l’Algérie… », il a fumé du kérosène dans les rues grouillantes d’Alger, avalé quelques dates en contemplant les ruines romaines de Tipaza proches du Mont Chenoua, a remonté le temps dans la mythique Ghardaïa. Puis, avec son complice de voyage, son ami Adel, il a somnolé au volant de son véhicule en sillonnant la mythique Transsaharienne pour relier Tamanrasset, au coeur du grand Sahara où il a bu des litres de thés.
Bref, un road-movie jalonné de rencontres, d’amitiés et d’images époustouflantes. Un road-movie qui lui a permis de sentir battre le coeur de l’Algérie et dans lequel il a plongé son âme…
Eric Dourel

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