12ème édition du Festival A Ciel Ouvert | Espace photographique Arthur Batut

Festival A Ciel Ouvert

Myriam Ramousse  Evolutions – Gregory Ortet L’esprit de la nuit –  Christian Aussaguel

Du 26 juin au 25 octobre 2019   –   Vernissage mercredi 26 juin à 18h suivi d’une déambulation musicale
dans le centre de la ville jusqu’à La Méjane

http://www.espacebatut.fr

En ces temps de doute et d’inquiétude, où les scientifiques nous rappellent chaque jour que la planète est en danger, que l’extinction de centaines, voire de milliers d’espèces animales et végétales est déjà une réalité, le festival A Ciel Ouvert invite des artistes photographes, à poser leur regard sur cet environnement menacé par l’activité humaine.

Festival A Ciel Ouvert Myriam Ramousse  EvolutionsMyriam Ramousse – « Evolutions »

Elle propose un parcours dans son œuvre photographique où le vivant tient une place centrale.

Nature urbaine, une série en toute complicité avec le photographe Francis Dubreuil, fait le constat du présent en abordant au quotidien notre relation avec l’environnement.

Dans ces images, le pissenlit côtoie l’insecte au fond du jardin, l’un inséré dans le béton, l’autre abimé par la chimie et la pollution. Ces bandes de films couleurs numérisées et agrandies superposant environnement naturel et urbain jalonnent le parcours du Rond-Point à la Méjane sous forme d’affiches apposées sur les murs et les vitrines du centre-ville.

Festival A Ciel Ouvert Myriam Ramousse  EvolutionsAilleurs Myriam Ramousse anticipe l’état de notre environnement dans le futur : sur le site de la Méjane, de mystérieux fragments d’insectes composent une mosaïque qu’elle intitule Banque de Données d’Insectes. Juste à côté, des insectes gigantesques et très symétriques (Outline) donnent à voir un futur dominé par les manipulations génétiques.

Dans différents points de la ville, des grandes photographies issues de la série Planète Terre An 2060 projettent le visiteur dans un avenir proche où se dessine une archéologie du futur, à la découverte de ce que fut notre ère.

Cette série trouve son pendant dans la galerie de l’Espace photographique Arthur Batut avec une vidéo où l’artiste imagine une expédition scientifique qui, à l’horizon 2060, visite notre planète désertée par l’espèce humaine. Elle utilise dans ce court métrage les codes du film de science-fiction pour « interroger le futur, la rencontre avec l’inconnu qui est autre en même temps qu’une partie de nous-même ».

Pour terminer, la série Métamorphosis sur quelques vitrines de la rue Jean Jaurès et dans la galerie, est une réflexion sur les changements du vivant. Elle imagine un futur pas si éloigné ou le métabolisme des insectes, espèces minuscules, discrètes et éphémères, est en pleine transformation dans un environnement pollué. Ces changements se traduisent par d’infimes anomalies et dégradations chimiques de l’image.
 

Grégory Ortet – « L’Esprit de la nuit »

Le territoire nocturne est chargé de mythes. Selon une légende, l’ombre du hibou serait la porte d’accès des chamanes vers le monde inconnu. Cette exposition de photographies plonge le visiteur dans la magie d’une nuit bien réelle d’une petite vallée pyrénéenne. Fabuleux aigle de la nuit, sa puissance évocatrice occupe une place importante dans l’imaginaire des hommes depuis toujours.

Des millénaires plus tard, ce hibou géant habite encore dans la vallée où vit le Grégory Ortet et où toutes les images de l’exposition ont été réalisées sur une période de 7 années.

La série de photographies nous immerge dans la poésie de la nuit et invite au lâcher prise pour ressentir plus que voir. Porté par la progression de la lumière d’une fin de nuit, on se trouve transporté loin dans ses propres paysages imaginaires, parfois désorienté, souvent dépaysé alors qu’on lève doucement le voile d’ombres sur la beauté mystérieuse de cette nature toute proche.

Dès l’enfance, Gregory Ortet est fasciné par le hibou grand-duc et sa passion doit beaucoup à un livre pour enfants sur les rapaces d’Europe magnifiquement illustré par Carl Brenders. Il y a trente ou quarante ans, le hibou grand-duc avait quasiment disparu de France. On le décrivait comme un géant – ce qu’il est puisque c’est le plus grand hibou du monde – capable de tous les records car il ne connait aucun prédateur naturel et compte dans son régime alimentaire la majeure partie des vertébrés évoluant sur son territoire. On le représentait aussi comme un oiseau des forêts profondes ou des montagnes inaccessibles. Mais aujourd’hui l’oiseau a reconquis ses anciens territoires et s’accommode très bien de la proximité de l’homme, à condition que la faune locale soit riche et variée et qu’il existe des zones de quiétude.

Texte extrait du site des éditions Pyrène http://editions-pyrene.com/publications/esprit-nuit-de-gregory-ortet/ et de l’ouvrage « L’Esprit de la nuit » édité chez le même éditeur en 2016

Christian Aussaguel

Du 26 juin au 8 septembre, dans l’Atrium du centre culturel Le Rond-Point et en partenariat avec la LPO Occitanie (Ligue Protectrice des Oiseaux), l’Espace photographique Arthur Batut présentera une sélection d’une vingtaine de photographies de ce naturaliste-photographe récemment disparu.

Espace Photographique Arthur Batut, 1 place de l’Europe 81290 Labruguière.
Du lundi au samedi de 9h à 12h et de 14h à 18h (entrée libre)