En ce début d’année qui voit arriver une cr
ise sans précédent, pour tenter de prendre à contre courant les pouvoirs en place et la pensée dominante qui laminent tous les jours le lien social,limitent de plus en plus nos droits individuels, démantèlent le service public pour le donner en pâture au privé. J’entame sur ce BloG une collaboration avec une presse libre et indépendante, faire des passerelles interdisciplinaires, telle est une de mes ambitions qui va au-delà que de poser un regard transversal sur les différents courants d’art dans un esprit de citoyen responsable et de défenseur des droits de l’Homme selon le conseil national de la résistance
Je cède donc ces lignes à Thierry Delaveau Directeur de Publication du Journal L’Etranger
Le passage de l’ancienne à la nouvelle année voudrait que l’on sacrifie aux vœux de bonheur et de réussite. Cependant, vous avouerez qu’il y a déjà en ces termes un fort soupçon d’allégeance au système capitaliste. Par conséquent, à dire vrai et pour être sincère, j’y vois en ces temps bouleversés comme un point d’aveuglement que je ne puis faire mien. Ne voyez pas en cela une méchante volonté de ma part à ne pas vous souhaiter les meilleures choses, loin s’en faut. Et s’il fallait me plier à cette pieuse tradition, croyez bien que, pour le moins, c’est à un bien meilleur avenir auquel je vous inviterais.
Cependant, encore faudrait-il s’entendre sur la définition à donner au « meilleur avenir » ! Si celle-ci consiste au fait de céder à cette société capitaliste qui pousse sans cesse à la consommation et rend les individus autant serviles que complices à ce qui les domine, ne comptez pas sur mes vœux ! Si celle-ci résume votre abdication à des décisions gouvernementales liberticides, pourvu que vous y bénéficiiez de quelques subsides, et ceci quand bien même vous y perdriez votre emploi ou quelques acquis sociaux durement et chèrement défendus, de grâce, passez votre chemin…
Si « meilleur avenir » est pour vous synonyme de soumission à un lavage de cerveau, je ne puis dans ce cas, et sans vouloir vous offenser, n’avoir de vœu que celui-ci : que vos souhaits ne se réalisent jamais !
Car comment ne pas être offensé aujourd’hui par le cours de l’Histoire, surtout lorsque celle-ci s’écrit désormais sans nous. « Les sociétés libérales ont réussi à convaincre l’individu que la liberté se trouvait dans l’obéissance aux règles des hiérarchies du moment, et dans l’instrumentalisation des règles qu’il faut observer dans ces hiérarchies », analysait Henri Laborit dans son ouvrage « L’éloge de la fuite ». Pour autant, voici qu’au nez et à la barbe de cette obéissance et devant une collaboration passive aux règles instituées, des idées nouvelles viennent à s’exprimer, et qui plus est subversives. Dès lors, et au risque de céder à la démesure, les gardiens du Temple ne trouvent rien de mieux que de les taxer immédiatement d’Ultra Gauche, entendez par là, de terroristes ! De toute évidence, le pouvoir en place ne supporte pas que l’institution soit remise en question, que l’ordre établi ainsi que les forces de l’ordre puissent ainsi être critiqués, jusqu’à en questionner et en soupeser le bien fondé de leurs actions…
Que des citoyens qui usent de leurs droits et de leur esprit critique en dénonçant les abus et l’autoritarisme gouvernemental semble effectivement faire l’effet d’une bombe dans le landernau politique et économique visé, voilà une situation qui atteint là à son paroxysme.
D’où, sans aucun doute, l’abus médiatique de l’usage à ce point pathologie du terme « terroriste » !
L’ignorance est ce qui profite toujours le plus à quelque régime que ce soit, c’est bien connu.
Mais alors, que penser de l’économiste, psychanalyste et philosophe, Cornélius Castoriadis, lorsqu’il affirme que « le socialisme a toujours signifié la suppression de l’exploitation et de l’oppression, l’élimination de la domination de tout groupe social particulier, la destruction des institutions (économiques, politiques, culturelles) qui instrumentent ces rapports de domination. » Un terroriste ! Un de plus ! A ce régime (capitaliste oligarchique…), nous allons devenir particulièrement nombreux à être qualifiés de terroristes ou d’ultra Gauche, à votre bon cœur…
Pendant ce temps là, de belles âmes en uniforme envahissent quelques salles de classes en lâchant des chiens au demeurant fort pacifiques, en guise de visite de courtoisie.
Les réformes vont bon train, et comme vous le savez, « un train peut en cacher un autre », tout cela dans un bouquet de crise dont les épines ne sont que le reflet de la face cachée d’un système économique et financier, tantôt vanté comme la seule et unique alternative possible à la pauvreté, et qui s’avère au final, une parfaite machine à engendrer de la misère.
Certes, il y a en cela comme qui dirait de l’exaspération, et pour le moins un écœurement.
Bien, et alors ?
« Il tient à nous maintenant de créer partout où nous sommes un état sismique de mobilisation, de déstabilisation, d’information, permettant de faire savoir ici et là et le plus loin possible que nous refusons, que nous sommes encore capables de rire, que nous sommes encore capables de prendre des risques, que les forces du courage ne sont pas mortes », dixit la philosophe Marie-José Mondzain.
Et pour nous y aider, gageons que nous pouvons sans réserve nous appuyer sur l’article 35 de la Constitution du 24 juin 1793 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen qui ne dit rien moins que ceci : « – Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. »
A bon entendeur, salut ! Et meilleurs vœux…
Thierry Delaveau
Journal l’Etranger
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Le journal sera dans ses différents points de vente le 9 janvier



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