. Les Vendanges Littéraires de Rivesaltes 2011 | ContemPoranéités de l’Art | Philippe Cadu

Les Vendanges Littéraires de Rivesaltes 2011

9ème Édition des Vendanges Littéraires de Rivesaltes et remise des prix , les 1 et 2 octobre 2011

http://www.vendangeslitteraires.com

Photos : Philippe Cadu

BERNARD PIVOT

Lauréat du Prix des Vendanges Littéraires de Rivesaltes 2011 pour “Les Mots de ma Vie” (chez Albin Michel),

La plupart du temps, une vie se raconte dans l’ordre chronologique. Bernard Pivot a préféré l’ordre alphabétique. Le premier livre qu’il a lu était un dictionnaire. Cela explique bien des choses. Mais qu’on ne s’y trompe pas : « Les mots de ma vie », ce n’est pas Bernard Pivot de A à Z. L’homme est trop pudique pour mettre son cœur totalement à nu.. Il lève quelques coins du voile… Lire la suite…


Film, durée 12 min. Réalisation : Stéphane KOWALCZYK, Écran Local

suite des vidéos en page 2


“La Fontaine, Homme libre et libertin” Mise en scène et interprétation : Jean-Claude DROUOT. Réalisation : Stéphane KOWALCZYK, Écran Local

Prix Jean Morer

Javier Cercas pour

 » Anatomie d’un instant « , Chez Actes Sud :

Prix Coup de Foudre 2011

Philippe Gorget pour  » le Paradoxe du cerf volant « , Chez Jigal :


Prix Vendémiaire 2011

Michel Gorsse & Bernard Combes

pour  » Divagalâmes «  , au cercle des Authentiques Cabochards de l’If d’Elne

Depuis 2003, les Vendanges littéraires de Rivesaltes célèbrent le mariage du vin et de la littérature. Après les « cuvées » Michel Le Bris en 2008, Michel Onfray en 2009, Christian Oster et Charles Juliet en 2010, elles s’annoncent, cette année encore, comme un excellent cru décliné en quatre appellations : le prix des Vendanges littéraires, le prix Jean Morer, le prix Coup de foudre et le prix Vendémiaire.

Pour le prix des Vendanges littéraires, doté d’une barrique de vin, le choix du jury s’est porté sur un amoureux de la littérature qui, avec son dernier livre, « Les mots de ma vie », s’affirme comme un véritable écrivain : Bernard Pivot. C’est lui qui, le samedi 1er octobre, ouvrira les guillemets de la neuvième édition. De Ad hoc à Zut, son dictionnaire intime compte près de deux cents mots bien choisis dont les définitions sont des chroniques minuscules qui, avec légèreté toujours, humour souvent, gravité parfois, sautent de la biographie au portrait, ou expriment goûts et sentiments. Nul doute que le public sera nombreux pour retrouver sous le platane de Rivesaltes celui qui les enchantait sur le plateau d’Apostrophes.

Le prix Jean Morer est attribué à l’écrivain espagnol Javier Cercas pour son dernier livre « Anatomie d’un instant », mais aussi pour l’ensemble de son œuvre.  L’auteur célèbre des « Soldats de Salamine » décrit minutieusement cet instant du 23 février 1981 quand le lieutenant-colonel Tejero et ses sbires envahirent les Cortès, faisant vaciller la jeune démocratie espagnole. Javier Cercas n’a pas fait un roman de ce coup d’Etat raté mais un récit circonstancié et véridique qui se lit comme un roman.

C’est à un dictionnaire à nul autre pareil que revient le prix Vendémiaire : « Divagalâmes », pur produit de l’excellente revue « La Licorne d’Hannibal ». Poète et éleveur de chevaux, Michel Gorsse est aussi inventeur de mots. Au plaisir de déambuler parmi ceux-ci, s’ajoute la délectation de découvrir les définitions qu’il en donne et qu’illustrent dans le même esprit les dessins de Bernard Combes. Ce n’est pas le bonnet rouge de Victor Hugo que «Divagâlames» met aux vieux dictionnaires, c’est un string qui déshabille les mots et fait naître une envie irrépressible de les trousser à notre fantaisie.
Exceptionnellement, le jury décerne cette année un prix Coup de foudre pour distinguer un polar qui a fait sa conquête : « Le paradoxe du cerf-volant » de

Philippe Georget.  Il y a tout dans ce roman qui va bien au-delà du genre : un personnage principal bouleversant, un scénario rythmé et bien ficelé, un rappel d’histoire, une leçon d’humanisme et d’humilité, des sourires très souvent, quelques larmes parfois. Avec son personnage de boxeur trop tendre pour le ring, Philippe Georget réinvente le polar à la française en lui donnant une profondeur émouvante et salutaire.

Tous ces auteurs seront présents à Rivesaltes pour parler de leurs livres dont des extraits seront lus par deux comédiens du théâtre du Gecko.
Fête des mots et des sens, les Vendanges littéraires ouvriront aussi les guillemets à La Fontaine par la bouche gourmande de Jean-Claude Drouot qui dévoilera la face « libre et libertine » du grand fabuliste.

Les stands des éditeurs régionaux, de la librairie Torcatis et des vignerons de la vallée de l’Agly marieront enfin comme chaque année, deux jours durant, livres et bons vins à l’ombre du platane.

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