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Vos coups de coeur...

Quand le réseau réunit les hommes

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Vos coups de coeur...

EditO de rentrée

EditO de rentrée

Un lien social à recomposer

En ces temps de rentrée ou les chiffres en tout genre déferlent, entre le maintien du pouvoir d’achat, croissance ou récession, plus de 700 ouvrages publiés, les budgets de la culture diviser par on ne sait quel coefficient.

Vous allez me dire et l’art dans tout cela, pendant que l’on taille en pièce le code du travail et que chaque chef d’entreprise va pouvoir fixer le nombre d’heures de travail, nous nous éloignons d’une société des loisirs ou la culture pouvait trouver sa juste place. On incite le peuple à s’abrutir par le travail pour récupérer son pouvoir d’achat et la télévision pour se divertir.

Qui va donc nous ouvrir les yeux, certainement pas les politiques pour qui la culture n’est qu’un moyen supplémentaire  électoraliste de se faire valoir en proposant de grands événementiels à grands renforts de publicité dont souvent le manque de connaissance, de fréquentation des lieux culturels ne fait qu’aggraver la fracture culturel entre eux et nous.

Cette tâche ne peut qu’incomber aux artistes, aux structures, associatives  et autres, c’est a dire faire en sorte de maintenir le lien social dans une société que tout divise. Encore faut il qu’ils en aient  conscience  comme nous ne le rappelle André Rouillé dans son édito du mois de juillet (lire ci-dessous)

Alors en cette rentrée 2008 ouvrons les yeux “tous ensemble”

Philippe Cadu

ÉDITO André Rouillé

Un art aveugle au monde

Une évidence s’impose chaque jour plus nettement. La culture en général, et l’art contemporain en particulier, sont en train de sombrer dans un aveuglement au monde. C’est-à-dire de perdre leur raison d’être. Cette proposition sans doute alarmiste n’est pas dictée par une quelconque nostalgie, ni par un désir rétrograde de retourner aux temps pas si éloignés où l’art devançait le cours du monde, où il en préfigurait les grands mouvements. Il n’est évidemment pas question de restaurer les pratiques artistiques séculaires. Non, c’est à l’inverse la sensation que l’art est en retard sur le monde qui suscite cette idée qu’il serait devenu aveugle à ses bouleversements.
Comme si le monde était soudain devenu trop grand et trop rapide pour l’art, même pour celui dont les expressions sont les plus avancées. Comme si le monde s’était déployé plus vite que l’art. Ou que le monde, à l’époque des réseaux et du marché planétaire, avait condamné l’art à l’insignifiance en l’enfermant dans les logiques paresseuses de la marchandise, du divertissement et du luxe. Lire la suite

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