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Arts Plastiques

Arnold Schönberg Visions et regards aux Abattoirs

Exposition aux Abattoirs du 16 mars au 9 mai 2010.

En lien avec la nouvelle production du Théâtre du Capitole de Erwartung, Pierrot lunaire et La Voix humaine

15 mars, à partir de 17h00, inauguration de l’exposition aux Abattoirs

« Pour moi, la peinture a toujours été comme la composition. Elle m’a donné la possibilité de m’exprimer, de partager mes émotions, mes idées et mes sentiments. » Arnold Schönberg

Au tournant du XXe siècle, de nombreux créateurs en rupture avec l’académisme s’engagent dans de nouvelles voies artistiques. En tête de ces chefs de file, le compositeur viennois Arnold Schönberg écrit ses premières oeuvres atonales qui bouleversent l’histoire de la musique, en dépassant les règles établies de la composition classique et de l’harmonie traditionnelle. Durant ces mêmes années où il compose son Deuxième quatuor, ses opéras Erwartung et La Main heureuse, il entame une intense activité de peintre. Cette nouvelle vocation qui a souvent été nterprétée comme une façon de se rattacher à l’univers concret de l’image face à l’aspect immatériel de la musique, génère de très nombreuses toiles.

Réparties en différents genres, elle évoluent en impressions, portraits, natures mortes, esquisses de scénographies et même en caricatures ou représentations de cartes à jouer. Bien loin d’une simple peinture d’amateur, cet ensemble visuel catalyse à lui seul, du symbolisme le plus tardif à l’abstraction pure, de l’expressionnisme à un figuralisme lyrique, les principaux courants picturaux de cette époque. Au centre de ce corpus, une très longue série d’autoportraits où la figure semble tantôt disparaître ou au contraire s’affirmer dans des couleurs violentes et contrastées. Ces Visions ou Regards ainsi que le compositeur les appelle, révèlent toutes, telles des projections d’états d’âmes, le miroir psychique tourmenté et sensible de l’artiste. Reconnue aujourd’hui comme une oeuvre majeure, ces huiles, gouaches ou pastels font partie des joyaux de la peinture expressionniste. Ce phénomène rare, d’un créateur à la fois compositeur de génie et peintre, est d’autant plus singulier, qu’à la même époque, Arnold Schönberg fait la connaissance du peintre russe Vassily Kandinsky, l’un des pères de l’abstraction picturale, avec lequel il se lie d’amitié et entretient une longue correspondance. … Poursuivre la lecture …

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Conférences - Rencontres

les Abattoirs - Les belles histoires de l'art de l'Oncle Ramon : Toulouse/Paris (60/70)

les  Abattoirs

Dans le cadre des « rendez-vous du jeudi ». A l’occasion de leur dixième anniversaire, les Abattoirs vous invitent chaque second jeudi du mois à un rendez-vous original : conférence, concert, projection, théâtre, rencontre, …

Jeudi 11 mars à partir de 18h30
Auditorium Jean Cassou, les Abattoirs
Accès libre dans la limite de 200 places

Les belles histoires de l’art de l’Oncle Ramon.

Toulouse/Paris (60/70)

Conférence de Ramon Tio Bellido, critique d’art.

Les manifestations d’art moderne et contemporain étaient rares à Toulouse, aussi l’auteur se souvient-il avec émotion des expositions qui ont été organisées dans le cadre du Festival Messidor, de la programmation du Centre Municipal de la Croix Baragnon, de quelques propositions au Musée des Augustins et de l’activité d’une poignée de galeries. Le Paris des années 70 est le témoin d’un basculement social capital, puisque l’art n’est plus considéré comme une activité « marginale » mais gagne de plus en plus une reconnaissance publique, que confirme et conforte la création de nombreux musées et centres d’art. C’est une époque riche en expériences, en rencontres, en découvertes…

Un cycle de trois conférences de Ramon Tio Bellido.

Les trois conférences projetées aux Abattoirs prennent comme prétexte de discourir sur les changements de la création artistique et sur les évolutions structurelles qui l’ont accompagnées, depuis la période des années 60/70 jusqu’à aujourd’hui, en s’autorisant à le faire à la « première personne ». La relation d’événements, de témoignages, de situations, d’anecdotes… bien que vécue et perçue singulièrement, ne peut être dissociée des transformations profondes qui qualifient ces dernières années. En trois décennies, en effet, l’art a vécu une mutation irrévocable, qui a vu la fin des avant-gardes et de l’idéologie progressiste qui s’y rattachaient, pour attester actuellement d’une mondialisation tant structurelle qu’esthétique qui présage d’une reconsidération globale de sa perception et de sa dénomination.

Les « étapes » proposées dans le cadre de ces interventions suivent donc l’itinéraire personnel du conférencier. Après une adolescence et quelques années d’études à Toulouse (60/70), suivent une installation à Paris et le début d’une activité professionnelle assez internationale (80/90), qui va encore s’enrichir avec sa présence à l’AICA (00/10).

Conférences à venir :

Jeudi 10 juin 2010 à partir de 18h30

L’Europe et les Etats-Unis (80/90)

C’est le moment du « post-moderne » ; c’est, en France, le début de réformes conséquentes pour l’art et sa diffusion, c’est, d’une façon générale, l’affirmation d’un investissement marchand conséquent et durable. A un niveau personnel, c’est le début pour l’auteur de son activité comme critique d’art et commissaire d’expositions, qui le conduit à voyager beaucoup, à observer davantage, à appliquer certains codes ou modalités d’appréciation et de promotion dans le cadre de la DAP et de l’AFAA. De cette « profusion » événementielle, il retiendra cependant l’analyse de quelques manifestations dont l’exemplarité culturelle l’ont « interpellé » : ainsi du passage du « cultuel » au « culturel » qui voit la fréquentation des grandes expositions devenir une obligation « sociale » ; l’importance donnée à certains acteurs de l’art dont les propositions prennent des allures aussi référentielles qu’indiscutables comme peuvent l’être celles des « stars » jusque là apparentées au monde du spectacle…

Le programme des « rendez-vous du jeudi« 

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Arts Plastiques

Barceló avant Barceló (1973-1982) aux Abattoirs Toulouse

20 novembre 2009 – 28 février 2010 Vernissage le 20 novembre à partir de 18h

Commissariat : Maria Hevia, Jaume Reus, Alain Mousseigne

logoL’exposition Barceló avant Barceló (1973-1982) présente pour la première fois une sélection d’oeuvres originales et méconnues de Miquel Barceló (Felanitx, Mallorca, 1957), antérieure à sa consécration internationale lors de la Documenta de Kassel (1982).

L’objectif principal est de présenter un ensemble de travaux qui est resté pratiquement invisible dans l’histoire de l’artiste.

La plupart des oeuvres choisies pour cette exposition appartiennent en effet à la collection personnelle de l’artiste et un grand nombre d’entre elles n’ont pas encore été exposées. Ce choix est enfin complété par des oeuvres appartenant à des collections publiques et privées.

L’exposition souligne l’usage de divers langages artistiques allant de la peinture au dessin, en passant par la poésie visuelle, les installations spectaculaires, ou encore l’illustration de livres. Un répertoire riche et varié, un résultat surprenant.

La création de Miquel Barceló est marquée par son immense curiosité intellectuelle et son intérêt passionné du visuel. Tout au long du parcours de l’exposition, une large place est faite à l’art conceptuel, à la poésie visuelle ou encore à la figuration expressionniste, à l’abstraction de la matière : autant de preuve de vitalité et d’enthousiasme pour l’expérimentation artistique.

Il est essentiel de regarder le travail de Miquel Barceló dans son contexte historique et artistique : les îles, la fin du franquisme et la transition démocratique espagnole, ainsi que les tendances internationales relatives à la récupération de la peinture. Il ne fait aucun doute, Miquel Barceló a été l’artiste espagnol le plus international de sa génération dans ce contexte si particulier.

La période couverte par l’exposition a un intérêt particulier car elle dévoile certaines caractéristiques importantes de son travail postérieur : en particulier sa passion de la matière et de sa transformation, le questionnement de la peinture et du pictural, l’iconographie résultant de l’environnement immédiat de l’artiste (la mer, les animaux, l’autoportrait et l’atelier de l’artiste, …).

Six axes thématiques : Bestiaire, Vanités, Poésie expérimentale, Livres, Portraits et autoportraits et Eléments du paysage, définissent les traits fondamentaux de la trajectoire de l’artiste entre 1973 et 1982. Ils se convertiront en quelques-uns des principaux axes vertébraux de toutes ses orientations futures. Non seulement on peut dire qu’on trouve dans cette oeuvre initiale une part substantielle du potentiel qu’il développera plus tard, mais aussi qu’il faut la considérer comme une période spécialement fertile et expérimentale, osée et désinhibée qui produit quelques-unes de ses productions essentielles.

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